Billet

Mettre en garde contre la folie humaine

01 novembre 2018

1918. La Première Guerre mondiale s’achève avec un bien triste bilan : des millions de morts, de blessés, des destructions inimaginables, des économies ruinées et un acharnement sur les vaincus.

1918. La Première Guerre mondiale s’achève avec un bien triste bilan : des millions de morts, de blessés, des destructions inimaginables, des économies ruinées et un acharnement sur les vaincus. Car le traité signé s’est avéré porter en lui-même les germes du second conflit mondial, donner naissance à la montée du nazisme et du fascisme.

Pendant ce conflit, les insoumis et les déserteurs ont été exécutés, les gestes d’humanité, comme celui du pasteur et missionnaire Jean-Philippe Guiton, l’ont conduit à l’internement dans un asile d’aliénés et à la mort. Le théologien Paul Tillich, alors aumônier, témoignera de toute l’horreur de ce conflit et s’interrogera sur la présence de Dieu.

Un siècle plus tard, les témoins de cette époque ont disparu et la mémoire collective, malgré de nombreuses initiatives, a du mal à rester vivante pour nous mettre en garde contre les mécanismes de la folie humaine. Aujourd’hui, dans son cycle infernal, la violence, odieuse ou insidieuse, ne se cache plus. Et nul n’est à l’abri.

Face à cela, les chrétiens reflètent les différentes positions existantes. Au nom du Christ, certains tissent des liens, dénoncent les injustices, se battent pour l’humanité ; d’autres exacerbent les différences, recréent les frontières, condamnent et tuent.

Mais que faisons-nous de l’unité du corps du Christ ? Que faisons-nous du ministère confié ? « Tout vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation. » (2 Corinthiens 5.18)

Seigneur, réveille-nous et inspire-nous.

Franck HONEGGER
président du Conseil régional Centre-Alpes-Rhône
#1918#guerre#barbarie#folie#destruction

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